Cours de l’or : contraction en Septembre remontée en Octobre

Dans cette lettre mensuelle, vous trouverez un point sur la performance de l’or ainsi que plusieurs actualités et analyses sur des sujets qui influencent directement ou indirectement le cours du métal jaune.

Ce qu’il faut retenir du mois de septembre

  • Cours de l’or en euros : -1.9% en septembre, -2.3% sur 2021
  • La crainte du « tapering » pèse sur le cours
  • Les taux d’intérêts réels européens au plus bas
  • Chiffre du mois : 28’400 milliards de dollars de dettes

Une rentrée en berne

Au second fixing londonien du 30 septembre, l’once d’or cotait 1472.8 dollars, affichant un repli de près de 4% en septembre. Dans la monnaie unique, le cours de l’once atteignait 1505.08 euros, soit un repli moindre, de 1.94% sur le mois. Etant donné l’appréciation significative du dollar depuis le début de l’année, l’investisseur européen réalise une meilleure opération que son homologue américain : alors qu’il perd 7.8% en dollars, le cours de l’or en euro ne perd que 2.3% en 2021.

 

 

Le métal jaune a perdu jusqu’à 3% mi-septembre avant de se ressaisir, puis de lâcher du terrain sur fond de remontée des taux d’intérêt américains.

Sur le mois, le CAC 40 affiche un repli (-2.4%) plus important que le métal jaune mais conserve une bonne avance pour 2021 (+17.45% hors dividendes). Les marchés ont notamment été agités par les inquiétudes autour du géant de l’immobilier chinois Evergrande, au bord de la faillite.

Comment est fixé le cours de l’or ?

 

La crainte du « tapering » pèse sur le cours

Depuis plusieurs mois, le cours de l’or est pénalisé par la crainte d’un « tapering », un resserrement de la politique monétaire américaine, annoncé en juin, qui consiste à réduire les achats d’actifs. Si la date de mise en œuvre reste incertaine, cela ne devrait pas tarder en raison de l’accélération de l’inflation, sur fond de pénuries mondiales et de difficultés d’approvisionnement.

Après les problèmes sur les semi-conducteurs, sur les matières premières, sur le transport maritime et routier, voilà maintenant les premiers signes de difficultés sur les marchés de l’énergie, avec la hausse des prix du gaz, de l’électricité et de l’essence. Des difficultés qui pourraient s’aggraver à mesure que l’hiver s’installe. En Chine, de nombreuses usines sont contraintes à des fermetures techniques faute d’énergie. Conséquence : la remontée des taux américains, du dollar qui sont autant de handicap pour le cours de l’or et pousse certains analystes à se montrer prudents à court terme.

Le précédent épisode de « tapering », en 2013, avait été défavorable au cours de l’or puisque celui-ci avait perdu près de 15% dans les 100 jours suivant le changement de ton de la Fed. La situation est néanmoins différente aujourd’hui, car les taux réels sont bien plus bas qu’à l’époque. Plus de 100 jours après l’annonce du resserrement à venir, le cours de l’or n’a perdu que 2% par rapport aux niveaux du 16 juin.

Les taux d’intérêt réels au plus bas en Europe

Alors que les taux sont orientés à la hausse aux Etats-Unis, en Europe, la situation est tout autre. Les taux d’intérêts réels en Zone Euro ont atteint -3.2% selon la BCE. Ce taux est calculé à partir de la moyenne des taux d’intérêt nominaux sur les obligations à 10 ans des états membres (actuellement environ -0.2% en Allemagne, +0.14% en France) auxquels on soustrait le taux d’inflation (3.4% en septembre dans la zone Euro).

C’est un plus bas historique.

L’épargnant qui place son argent en obligations d’état est donc sûr de perdre du pouvoir d’achat. Mais les périodes de taux d’intérêt réels négatifs sont traditionnellement favorables au métal jaune. Face à la certitude de ne rien gagner (voire de perdre du pouvoir d’achat), l’or et sa capacité de préserver sa valeur réelle dans le temps long (même s’il ne verse pas d’intérêt) devient logiquement plus attractive.

Ce différentiel de taux d’intérêt réel entre les USA et les l’Europe est une des raisons pour lesquels le cours de l’or en euro se comporte mieux qu’en dollars, en lien avec l’appréciation du billet vert.

 

Le chiffre du mois : 28’400 milliards de dollars

C’est le plafond de la dette américaine, qui va bientôt être atteint par le gouvernement de Joe Biden. Ce plafond, prévu par la loi, est la cause de régulières sueurs froides pour les analystes et de nuits blanches pour le secrétaire d’état au trésor, Janet Yellen. Celle-ci a déjà averti que dès octobre, les Etats-Unis seraient à court d’argent.

Si le plafond n’est pas relevé, le gouvernement se trouvera en situation de « shutdown » :  les activités non essentielles de l’Etat s’arrêteront. Ce qui donne lieu à d’âpres négociations politiciennes, et à des idées originales comme la pièce de platine à 1000 milliards de dollars.

Mais ce qui interpelle surtout, c’est l’ampleur de cette dette. 28’400 milliards, c’est environ 17 fois plus le montant de l’épargne des ménages américains (1710 milliards en août). Avec 28’400 milliards de dollars, on peut s’acheter Apple, Microsoft, Google, Amazon, Tesla ainsi que les 120 plus grosses sociétés américaines par leur valeur boursière.

Pour mémoire, les réserves d’or des Etats-Unis, à près de 8134 tonnes peuvent être valorisées à environ 450 milliards de dollars. Et l’or, lui, n’est la dette de personne.

 

Le cours de l’Or remonte déjà en octobre à 49242,83€/kg et 1778,27$/once, soit 1,3% d’augmentation depuis fin septembre

 

Avertissement :

Le cours de l’or peut varier significativement à la hausse ou à la baisse. Les informations contenues dans ce document ne constituent pas une recommandation d’investissement et le lecteur est invité à prendre conseil auprès de professionnels pour la gestion de son épargne.

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Diplômé de l’EDHEC Business School en 2005, Laurent SCHWARTZ intègre le cabinet d’audit ERNST & YOUNG en 2005 où il travaille pendant 4 ans. Parallèlement, il travaille au sein de l’entreprise familiale créée en 1976 à Strasbourg. Fort de cette expérience et du savoir-faire développé durant ces 40 dernières années, Laurent procède à la refonte du site Internet Gold.fr dédié à l’achat d'or et la vente d’or (pièces, lingots, ...) qui connaîtra un franc succès dès son démarrage en 2008. Il décide alors de développer un réseau de concessions exclusives: Le Comptoir National de l’Or. Il assure désormais le pilotage stratégique du 1er réseau de France qui compte aujourd’hui pas loin de 60 agences réparties dans toute la France et depuis peu en Allemagne (Breisach). Le Comptoir National de l’Or se positionne aujourd’hui comme le leader incontournable sur le marché de l’Or et des métaux précieux en France.
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