baisse du cours de l'or

Cours de l’or : forte baisse en février

Dans cette lettre mensuelle, vous trouverez un point sur la performance de l’or ainsi que plusieurs actualités et analyses sur des sujets qui influencent le cours du métal jaune.

Ce qu’il faut retenir du mois de février

  • Forte correction en février : -6.6% en euros
  • La remontée des taux pèse sur le cours de l’or
  • Les raisons de s’inquiéter de l’inflation
  • Des prévisions à 1973 dollars l’once
  • Le risque cyber et les actifs réels

 

Forte correction

Après une très bonne année 2020 et un mois de janvier quasi stable, le cours de l’or a enregistré une forte correction en février. Au second fixing du 26 février à Londres, l’once s’établissait à 1438.20 euros, soit un repli de 6.26% sur le mois et de 6.61% depuis le début de l’année. Exprimé en dollars, le repli est plus important et le recul sur 2021 atteint 7.84% pour un cours qui s’établit à 1742.85 dollars.

Il s’agit d’un des plus mauvais débuts d’année des 20 dernières années, alimenté par une forte remontée des taux d’intérêt qui se fait, pour le moment, sans bouleverser les équilibres financiers précaires (chapitre ci-dessous).

Les marchés actions se sont mieux comportés que le métal jaune, puisque l’indice parisien du CAC 40 a progressé de 5.6% en février. L’écart de performance entre le métal jaune et les actions françaises se monte donc à 9.3% depuis le début de l’année, en faveur de ces dernières.

Pour aller plus loin : Comment est fixé le cours de l’or ?

 

Le graphique du mois : la remontée des taux pèse sur l’or en 2021

Les perspectives économiques s’améliorent à mesure que les plans de soutien et la vaccination se déploient, et logiquement, les acteurs de marché anticipent une remontée des taux d’intérêt.

Ainsi le taux d’intérêt à 10 ans de l’état français (OAT 10) est brièvement repassé en terrain positif au mois de février, après une progression d’environ 35 points de base depuis le début de l’année. Une hausse encore plus vive aux Etats-Unis ou les taux à 10 ans ont repris un demi-pourcent en 2021. Cette remontée est d’autant plus remarquable qu’elle ne s’accompagne pas d’une augmentation de l’inflation pour le moment. Ainsi les taux réels, hors inflation, traditionnellement négativement corrélé au métal jaune, sont remonté significativement sur les dernières séances de février, ce qui a pénalisé les cours de l’or.

La hausse des taux inquiète les autorités monétaires car elle met en péril la fragile reprise européenne. A l’image de François de Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, qui appelle la BCE à agir pour contrer cette hausse, notamment à travers des achats supplémentaires de titres. Notons également que dans son intervention le gouverneur note quelques signes de reprises des anticipations d’inflation.

Les raisons de craindre un retour de l’inflation

François Villeroy de Galhau n’est pas le seul. Comme lui, Bill Dudley, ancien directeur de la réserve fédérale de New York, ancien économiste en chef de Goldman Sachs et actuellement professeur d’économie à Princeton s’attend à une hausse de l’inflation. Dans un récent éditorial, il liste 9 raisons de s’inquiéter du retour de l’inflation.

Citons d’abord ce qui est assez bien anticipé par le marché : des plans de relance colossaux, une réserve fédérale accommodante qui a indiqué vouloir laisser filer l’inflation au-dessus de 2% avec sa politique d’inflation moyenne.

Il y a également les raisons techniques : un an après le début de la pandémie, les premiers mois de confinement qui ont été fortement déflationnistes (baisse des prix), vont bientôt sortir de la période considérée pour l’inflation annuelle. Il y aura donc une remontée technique du taux annuelle.

L’inflation pourrait également être alimentée par un énorme gisement de demande potentielle, grâce à une épargne des ménages abondante, et aux liquidités disponibles chez les grandes entreprises. Une demande qui peut donc revenir fortement dans une économie ou l’offre est limitée et où les chaines logistiques sont encore fortement affectées par la pandémie. Il se pourrait donc que l’offre peine à suivre la demande, créant ainsi des goulots d’étranglement propices à la hausse des prix. A ce titre, l’exemple des semi-conducteurs est parlant.

1973 dollars : des prévisions de cours optimistes 

La LBMA a publié en début de mois les résultats de sa traditionnelle enquête auprès des analystes spécialisés en métaux précieux. Ceux-ci sont issus de banques (Natixis, UBS, Banque de Chine, etc), de cabinets indépendants (Capital Economics, Metals Focus, etc) et de professionnels du secteur (Degussa, Heareus, etc). Ils ont été interrogés en début d’année.

La moyenne des prévisions de cours pour 2021 se situe à 1973 dollars l’once, compris dans une fourchette moyenne allant de 1730 à 2168 dollars. Il semble donc que pour le consensus, le cours de l’or ait du potentiel d’appréciation par rapport aux niveaux actuels. Mais plus intéressant, sur les 32 analystes consultés, 28 pensent que le métal jaune dépassera de nouveau les 2000 dollars dans l’année. Soit près de 9 sur 10.

La fourchette des prévisions est plus large que les années précédentes, indiquant une incertitude accrue. Après deux années à sous-estimer le cours, il ne serait pas surprenant de voir les analystes faire preuve d’un excès d’enthousiasme. Des prévisions qui appellent donc à un optimisme prudent.

Le risque cyber, ou les mérites des actifs réels

Dans notre analyse de fin d’année, parmi les thèmes marquant de l’année 2021, nous avions mentionné que le risque cyber n’était pas assez pris en compte par le marché. Les attaques informatiques sur les hôpitaux français, ainsi que le vol de données médicales de près de 500’000 patients français, réveille quelque peu la société sur sa dépendance et vulnérabilité à certaines technologies, infrastructures informatiques ou même logiciels.

Dans un style différent mais qui illustre toujours cette vulnérabilité, un bug informatique a mis par terre pendant quelques heures le système de transfert de fonds de la Réserve fédérale américaine, un système qui transfère chaque jour près de 3000 milliards de dollars. On est presque rassuré que ce soit une erreur d’origine humaine…

A mesure que notre vie se digitalise, se dématérialise, il est de plus en plus important de prendre conscience de ces risques. Et pourquoi pas de les diversifier grâce à ce qu’on appelle les actifs réels, palpables. On pense à l’immobilier, et bien sûr, à l’or.

 

 Avertissement :

Le cours de l’or / prix de l’or peut varier significativement à la hausse ou à la baisse. Les informations contenues dans ce document ne constituent pas une recommandation d’investissement et le lecteur est invité à prendre conseil auprès de professionnels pour la gestion de son épargne.

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Laurent Schwartz
Diplômé de l’EDHEC Business School en 2005, Laurent SCHWARTZ intègre le cabinet d’audit ERNST & YOUNG en 2005 où il travaille pendant 4 ans. Parallèlement, il travaille au sein de l’entreprise familiale créée en 1976 à Strasbourg. Fort de cette expérience et du savoir-faire développé durant ces 40 dernières années, Laurent procède à la refonte du site Internet Gold.fr dédié à l’achat d'or et la vente d’or (pièces, lingots, ...) qui connaîtra un franc succès dès son démarrage en 2008. Il décide alors de développer un réseau de concessions exclusives: Le Comptoir National de l’Or. Il assure désormais le pilotage stratégique du 1er réseau de France qui compte aujourd’hui pas loin de 60 agences réparties dans toute la France et depuis peu en Allemagne (Breisach). Le Comptoir National de l’Or se positionne aujourd’hui comme le leader incontournable sur le marché de l’Or et des métaux précieux en France.
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