Cours de l’or : +16% au premier semestre

Ce qu’il faut retenir du mois :

  • Cours de l’or en euros : +1.4% en juin, +16.15% sur 2020
  • Les actions remontent mais sont toujours loin de la performance de l’or
  • FMI : l’embellie des marchés est déconnectée des perspectives économiques
  • Le scandale WireCard
  • La Turquie premier acheteur en 2020
  • Les coffres de la Banque d’Angleterre vont-ils se vider ?

 

Après la consolidation, un mois positif

Au fixing de Londres du mardi 30 juin, l’once d’or cotait 1768.1 dollars, en progression de 2.3% sur le mois de juin. Le cours de l’once en euros s’est établit à 1577.32, soit une hausse de 1.44% sur le mois. L’écart de performance est dû à une légère dépréciation du dollar, qui est la devise internationale de référence pour le métal jaune. Performance juin 2020 - or Ainsi, à la fin du premier semestre, la performance en euros de l’or atteint +16.15% pour 2020. Il s’agit du meilleur début d’année depuis 2016.  Au début du mois de juin, le cours de l’or a corrigé significativement suite à l’annonce de chiffres d’emploi américains très bons, prenant tout les acteurs de marché par surprise. Le cours s’est ensuite ressaisi de près de 6% pour terminer le mois en terrain positif. Cours de l'or - euros juin 2020 Pour aller plus loin : Comment est fixé le cours de l’or ?  

Les actions remontent mais restent derrière l’or en 2020

Le CAC 40 a connu un bon début de moi de juin, s’appréciant de 9% en quelques séances en raison de ces chiffres de l’emploi américain. Mais l’indice parisien, à l’instar des autres indices mondiaux, a ensuite consolidé pour terminer quand même le mois sur une belle note : +5.1%. L’écart se réduit donc, mais il reste colossal. En 2020 l’or progresse de 16.1%, tandis que le CAC 40 perd 17.4%. Certes, les dividendes ne sont pas inclus dans l’indice parisien, mais il est plus que probable qu’ils restent très modestes en 2020, beaucoup de sociétés ayant annoncé qu’elles y renonçaient. Or vs Actions Euro 2020  

FMI : une embellie des marchés décorrélée des perspectives économiques

La levée des confinements et le retour progressif à une vie économique plus normale s’est poursuivit en juin. Ainsi comme évoqué plus haut, le marché de l’emploi américain s’est ressaisi plus rapidement que prévu, une tendance qui semble se poursuivre. Mais la reprise de l’activité semble fragile et cela n’a pas empêché le FMI de revoir à la baisse ses prévisions pour 2020 : la récession mondiale devrait atteindre -4.9%, alors que l’institution tablait sur -3% en avril, il y a seulement 2 mois… Plus inquiétant, le FMI table sur une récession de 12.5% pour l’hexagone, alors que la moyenne des pays avancés, est de -8%. Le scénario de base du FMI est une reprise plus lente que prévue, et qui tient compte d’une perte de productivité liées aux mesures de distanciation. Toujours selon le rapport : « l’ampleur de la récente embellie sur les marchés financiers semble décorrélée de l’évolution des perspectives économiques, […] il est donc possible que les conditions de financement se durcissent davantage que ne l’a prévu le scénario de référence ».  

Le scandale WireCard

Impossible de passer en revue le mois de juin sans parler de la faillite de cette société allemande qui fait scandale outre-Rhin. Wirecard était spécialisée dans le paiement en ligne, et comptait même parmi ses clients Visa le plus gros réseau de cartes bancaire au monde. La solution proposée par WireCard était en outre très utilisée par les start-ups du secteur financier. La faillite résulte d’une fraude comptable, qui a fait apparaitre des fausses transactions et a conduit à « l’évaporation » de 1.9 milliards de cash tout simplement inexistants. Cette affaire jette le doute sur le régulateur allemand, sur les auditeurs des comptes, sur les banques qui lui ont prêté de l’argent, et de manière générale sur toute la chaine de contrôle d’une entreprise pourtant listée au DAX, l’indice phare de Frankfort. Bref, un scandale dont nous n’avons pas fini d’entendre parler et qui expose la fragilité et l’opacité du système financier.  

La Turquie premier acheteur d’or en 2020

La Turquie de Recep Erdogan devient le premier pays acheteur d’or en 2020. Selon les chiffres du FMI, la banque centrale du pays a acheté 28 tonnes de métal jaune en mai, portant ses achats en 2020 à 139 tonnes soit environ 7 milliards de dollars. Avec 662 tonnes d’or, le pays entre ainsi dans le top 10 des plus grosses réserves d’or, dépassant ainsi l’Inde et les Pays-Bas. Au-delà des réserves des banques centrales, les turcs sont très friands de métal jaune. La situation économique du pays est en effet difficile, avec une inflation dépassant 12% en juin. La dépréciation de la livre turque a conduit certains épargnants à rechercher la valeur refuge qu’est l’or. Pour les comprendre, il suffit de regarder le graphique du cours de l’or exprimé en livres turques. Le cours a presque été multiplié par 3 en 3 ans. Cours de l'or livres turques - 3 ans  

Les coffres de la Banque d’Angleterre vont-ils se vider ?

L’autre dossier du moment est la bataille juridique sur l’or Vénézuélien stocké dans les coffres de la banque d’Angleterre. Le pays d’Amérique du Sud est dans un chaos politique qui voit s’opposer Nicolas Maduro, qui veut rester au pouvoir, et Juan Guaido, reconnu par la communauté internationale. La justice britannique vient de trancher : les 31 tonnes d’or conservés par la banque d’Angleterre ne seront pas restituées à la Banque Centrale du Venezuela, qui est contrôlée par Maduro. La raison citée est que le ministère des affaires étrangères ne reconnait pas le « gouvernement Maduro » comme légitime. Au-delà du cas particulier, cette décision crée un précédent qui devrait interpeller les pays qui détiennent de l’or dans les coffres de la banque d’Angleterre. Il semble que désormais, leur capacité à disposer librement de ces réserves passe par une bonne relation diplomatique avec le gouvernement de sa majesté. Pas sûr que cela soit vu d’un bon œil, et il ne serait pas surprenant de voir une vague de rapatriement.

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Laurent Schwartz
Diplômé de l’EDHEC Business School en 2005, Laurent SCHWARTZ intègre le cabinet d’audit ERNST & YOUNG en 2005 où il travaille pendant 4 ans. Parallèlement, il travaille au sein de l’entreprise familiale créée en 1976 à Strasbourg. Fort de cette expérience et du savoir-faire développé durant ces 40 dernières années, Laurent procède à la refonte du site Internet Gold.fr dédié à l’achat et la vente d’or qui connaîtra un franc succès dès son démarrage en 2008. Il décide alors de développer un réseau de concessions exclusives: Le Comptoir National de l’Or. Il assure désormais le pilotage stratégique du 1er réseau de France qui compte aujourd’hui pas loin de 60 agences réparties dans toute la France et depuis peu en Allemagne. Le Comptoir National de l’Or se positionne aujourd’hui comme le leader incontournable sur le marché de l’Or et des métaux précieux en France.

Le Comptoir National de l’Or dans la presse

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