rapport-mensuel-avril2020

Cours de l’or : un bond de presque 7% en avril

Ce qu’il faut retenir du mois :

  • Cours de l’or en euros : +6.8% en avril ; +15.5% en 2020
  • L’or bat les actions de 51% en 2020
  • Economie : le risque de zombification
  • L’or comme rempart contre le risque d’inflation
  • La demande d’or investissement en hausse de 80% au 1er trimestre
  • Prévisions positives pour le métal jaune

 

Un bond de 6.8% en avril

Au second fixing de Londres le 30 avril, le cours de l’once d’or s’est établi à 1702.75 dollars, soit 1568.91 euros. Le métal jaune a ainsi enregistré une performance impressionnante de 6.82% en euros sur le mois. C’est mieux que la performance en dollars, en raison d’une appréciation du billet vert contre euros en avril. Depuis le début de l’année, la performance de l’or atteint 15.5% en euros, un chiffre qui place l’or parmi les meilleurs investissement de l’année, et surtout un des rares à être positif. Après un mois de mars avec performance quasi nulle (+0.04%), l’or a donc repris sa hausse de manière spectaculaire. Le cours a même atteint un plus haut historique en euros le 23 avril (1608 euros l’once), avant de se replier d’environ 2.5% en fin de mois. Pour aller plus loin : Comment est fixé le cours de l’or ?  

L’or bat le Cac 40 de 51% en 2020

Malgré un rebond des marchés actions en avril, poussés par les perspectives de levée des confinements, les indices européens sont toujours en terrain fortement négatif. Ainsi le Cac 40 a regagné 4% sur le mois, mais reste quand même à -23.5% en 2020. 100 euros investis en actions françaises le 1er janvier en vaudraient donc désormais 76.5, tandis que 100 euros investis en or en vaudraient 115.5. Il faudrait donc que le CAC gagne 51% pour rattraper l’or en 2020… Même si les obligations se sont bien comportées dernièrement, leur performance en 2020 reste bien en deçà de celle de l’or. L’obligation 10 ans française a ainsi enregistré une performance de l’ordre de 2% en 2020, mais son rendement reste négatif, ce qui garantit une perte à son détenteur s’il la porte jusqu’à maturité…  

Le risque de « zombification » des entreprises et de l’économie

La crise du coronavirus constitue le cœur de l’actualité du mois d’avril, avec de plus en plus d’interrogation sur l’après COVID-19. Selon les baromètres du Bureau National de Recherche Economique (NBER aux Etats-Unis), et les analyses portant sur le champ lexical des articles de presse, l’incertitude de politique économique est au plus haut depuis les années 70. Parmi les incertitudes, les économistes parlent du risque de « zombification » des entreprises et de l’économie toute entière. Qu’est-ce que cela signifie ? Une entreprise zombie est une entreprise en difficulté, et qui doit sa survie à la seule facilité à obtenir un financement peu cher. En clair, ce sont des entreprises qui ne sont maintenues en vie que grâce à des taux proches de zéro. Une note de France Stratégie d’octobre 2019 s’intéresse au problème des entreprises zombies et estime leur nombre à 5.6% des entreprises en France entre 2013 et 2015. Avec la crise du Covid-19, le risque aujourd’hui est celui d’une zombification de pans entiers de l’économie. On pense au transport aérien. Au tourisme. Si les mesures de soutien économique et les politiques d’argent abondant permettent aux entreprises de tenir le coup à court terme, le risque à moyen terme est de ne plus pouvoir débrancher la perfusion. D’autant que les entreprises et les états sortiront encore plus endettés de cette crise…

Le retour de l’inflation ?

Les dépenses colossales des états pour faire face à crise du coronavirus, et les programmes de création monétaire des banques centrales vont-ils créer de l’inflation ? C’est une sérieuse possibilité selon le chef de la stratégie d’investissement de JP Morgan, la plus grosse banque du monde par sa capitalisation boursière. Dans une note rapportée par le site Institutional Investors, David Kelly recommande l’achat d’actifs réels tels que l’immobilier et les métaux précieux en raison de leur capacité à protéger le portefeuille contre le risque d’inflation. L’inflation est en effet un risque qui préoccupe les investisseurs en ces temps d’abondance de liquidité offertes par les banques centrales. Une crainte qui avait également surgi au lendemain de la crise de 2008, lorsque les banques centrales ont fait marcher la planche à billet, mais l’inflation était restée maîtrisée, en raison de politiques d’austérité budgétaire (dès 2010) et de banques exsangues financièrement… Une situation radicalement différente aujourd’hui, car les déficits budgétaires atteignent des sommets (3800 milliards attendus aux Etats-Unis), les banques sont en bien meilleure position financière, et les mesures de prêts direct à l’économie se multiplient… Enfin, il n’est pas à exclure que le rattrapage de consommation différée en raison du confinement provoque une hausse rapide des prix…  

La demande d’or investissement s’envole de 80%

Selon le dernier rapport du World Gold Council (WGC), l’offre mondiale d’or a reculée de 4% au 1er trimestre 2020 par rapport à la même période de 2019, en raison de l’impact du coronavirus et du confinement sur la production minière et la collecte pour le recyclage. Sans surprise, la demande issue de l’industrie joaillière s’est effondrée d’environ 40%, et tout particulièrement en Chine (-65%) qui est le premier marché mondial pour les bijoux. Cela représente une chute de la demande trimestrielle de plus de 200 tonnes. Une baisse plus que compensée par l’envolée de la demande d’or investissement (+80%), portée par des achats de pièces, mais surtout par les flux records dans des fonds investis en or physique (les ETF, « exchange traded funds »). Au total, la demande mondiale d’or s’est donc affichée en hausse de 1%.  

Les prévisions favorables pour l’or

Au mois d’avril, beaucoup d’analystes ont émis prévisions ou publié des notes favorables pour le métal jaune, et nous en avions déjà relayé certaines. La liste s’allonge. Goldman Sachs, Citigroup, Deutsche Bank, Amundi, Lombard Odier, UBP, Bank of America, BNP Paribas, JP Morgan, Natixis, UBS, OFI AM, etc… Ces banques et gérants de fonds ont émis soit des prévisions de cours positives, soit recommandé l’or comme instrument de protection des portefeuille de leur clients. Un point fait l’unanimité : les politiques très volontaristes des banques centrales soutiennent le cours de l’or, car à l’heure où l’on imprime de la monnaie en quantité, le métal jaune lui n’est disponible qu’en quantité limité.

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Laurent Schwartz
Diplômé de l’EDHEC Business School en 2005, Laurent SCHWARTZ intègre le cabinet d’audit ERNST & YOUNG en 2005 où il travaille pendant 4 ans. Parallèlement, il travaille au sein de l’entreprise familiale créée en 1976 à Strasbourg. Fort de cette expérience et du savoir-faire développé durant ces 40 dernières années, Laurent procède à la refonte du site Internet Gold.fr dédié à l’achat et la vente d’or qui connaîtra un franc succès dès son démarrage en 2008. Il décide alors de développer un réseau de concessions exclusives: Le Comptoir National de l’Or. Il assure désormais le pilotage stratégique du 1er réseau de France qui compte aujourd’hui pas loin de 60 agences réparties dans toute la France et depuis peu en Allemagne. Le Comptoir National de l’Or se positionne aujourd’hui comme le leader incontournable sur le marché de l’Or et des métaux précieux en France.

Le Comptoir National de l’Or dans la presse

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