rapport-mensuel-janvier2020

Cours de l’or : envolée vers un nouveau plus haut

Ce qu’il faut retenir du mois :

• Cours de l’or : + 5.44% en euros en janvier • Nouveau plus haut historique en euros • L’or bat les actions de plus de 8% • Le coronavirus fait chuter les bourses et grimper l’or • Brexit : l’or a protégé l’investisseur britannique • Une moitié d’analystes pense que l’or pourrait atteindre 1700 dollars en 2020 • La production mondiale d’or a reculé pour la première fois en 10 ans

Un plus haut historique en euros

Au second fixing de Londres du 31 janvier, le cours de l’once d’or a atteint 1584.2 dollars, s’inscrivant en très nette progression de plus de 4%. En euros, le cours de l’once s’est adjugé 5.44% sur le mois et s’affiche à 1431.96 euros.

Il s’agit du 4ème meilleur mois au cours de 5 dernières années. Cette performance remarquable s’est effectuée en deux phases, d’abord en tout début d’année dans la continuité du bon mois de décembre, puis dans la dernière partie de janvier, sur fonds d’inquiétude liées au coronavirus chinois. Le 27 janvier, le cours a atteint 1433.94 euros, un nouveau plus haut historique depuis le lancement de la monnaie unique.

Pour aller plus loin : Comment est fixé le cours de l’or ?

8.3% de mieux que les actions

Par rapport aux actions, le métal jaune s’est très bien comporté en janvier, puisque l’indice parisien perd 2.87%, principalement dans la deuxième partie du mois. Cela porte la surperformance de l’or à 8.31% en janvier. Comme à son habitude, l’or s’est apprécié lorsque les actions ont fléchi, illustrant encore une fois ses propriétés diversifiantes et protectrices.

Le coronavirus fait chuter les bourses et grimper l’or

Le mois de janvier a incontestablement été marqué par les craintes liées au coronavirus chinois. Alors que l’épidémie faisait les gros titres, alimentant la crainte d’un sévère impact économique, les investisseurs se sont repliés sur les actifs défensifs. Les marchés actions ont ainsi fortement corrigé, au profit des obligations, du dollar, et de l’or.

Les répercussions économiques semblent en effet d’envergure dans l’empire du milieu. Symbole de l’impact sur le tourisme, les casinos de Macau resteront fermés deux semaines et de nombreuses compagnie aériennes ont suspendus leurs liaisons avec la Chine. Dans le pays, les ventes d’automobiles chuteraient de près de 25% sur les 2 premiers mois de l’année. Un impact important sur la consommation qui pousse les grandes banques à revoir leurs prévisions de croissance en Chine à la baisse.

Mais les conséquences sont également mondiales. Le pétrolier BP a ainsi estimé que le tiers de la croissance de la demande de pétrole pourrait s’évaporer en 2020 des suites du coronavirus. Celui-ci affecte aussi les chaine d’approvisionnement. Ainsi Hyundai est le premier constructeur automobile à interrompre la production dans ses usines coréennes en raison de la fermeture d’un de ses fournisseurs chinois de câbles, dont un employé a été infecté.

Une moitié d’analyste pense que l’or pourrait atteindre 1700 dollars l’once en 2020

Chaque début d’année, la bourse des métaux de Londres, tenue par la LBMA, conduit une enquête auprès d’une trentaine d’analystes spécialisés en métaux précieux et leur demande leur prévision de cours pour l’année, ainsi qu’une fourchette de cours. Les résultats sont plutôt intéressants.

Les analystes s’attendent à un cours moyen de 1559 dollars sur l’année, avec des prévisions variant entre 1300 et 2080 dollars. Près de la moitié (14 analystes sur 30) pense que le métal jaune pourrait atteindre 1700 dollars, tandis que 5 seulement pensent qu’il peut repasser sous les 1400 dollars au cours de l’année.

Selon l’étude, les 3 principaux facteurs qui influenceront le cours en 2020 seront les dossiers géopolitiques et économiques (par exemple la guerre commerciale, les élections américaines, le brexit), la politique monétaire (en particulier américaine), et les variations dans la demande, en particulier en provenance d’Inde ou de Chine.

Lien vers l’étude de la LBMA (en anglais)

Brexit : l’or a protégé l’investisseur britannique

Le 31 janvier, le Royaume-Uni a effectivement quitté l’Union Européenne après plus de 3 ans d’incertitude. Même si les questions restent nombreuses quant à la future relation entre Londres et le bloc des 27, on peut penser que le dossier du Brexit rentre dans une phase plus prévisible. L’occasion de faire un point du point de vue de l’investisseur britannique…

Rappelons d’abord que 23 juin 2016, jour de l’annonce du résultat surprise du referendum, le cours de l’once avait bondit de 4.2% en dollars, mais surtout de 12% en livre, alors que les actions britanniques du Footsie s’enfonçaient de plus de 3%. Sur le plus long terme, entre le referendum et la sortie effective le 31 janvier, l’indice de référence de la bourse de Londres s’est apprécié de 15%, tandis que l’or coté en livre sterling s’est apprécié de 41.5% fournissant à l’investisseur anglais une protection contre l’érosion de la monnaie de sa majesté.

Que ce soit le jour du choc ou sur une période de plus de 3 ans, l’or a donc été le meilleur allié de l’investisseur britannique…

Conseil Mondial de l’or : la production a reculé pour la première fois en 10 ans

Le Conseil Mondial de l’Or (World Gold Council) a publié son rapport trimestriel sur l’offre et la demande d’or, donnant une perspective intéressante du dernier trimestre et de l’année écoulée.

Parmi les points saillants, notons d’abord la baisse de la demande joaillière et des particuliers, spécialement en Chine et en Inde en raison de cours élevés. Une baisse globalement compensée par la demande financière qui s’est considérablement accrue : les fonds adossés à l’or physiques ont vu leurs avoirs grimper de plus de 400 tonnes en 2019, principalement au 3ème trimestre. Les banques centrales ont également augmenté leurs réserves de 650 tonnes sur l’année, un chiffre presque équivalent aux volumes de 2018. Au total, selon l’organisation, la demande de métal jaune s’établirait en légère baisse de 1% en 2019.

L’offre quant à elle, a globalement progressé mais principalement en raison d’un recyclage plus important. Du coté de la production, le fait marquant est en effet le déclin de 1% de la production minière alors même que des cours élevés incitent les sociétés à extraire davantage. De quoi donner du grain à moudre aux partisans du peak gold

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Laurent Schwartz
Diplômé de l’EDHEC Business School en 2005, Laurent SCHWARTZ intègre le cabinet d’audit ERNST & YOUNG en 2005 où il travaille pendant 4 ans. Parallèlement, il travaille au sein de l’entreprise familiale créée en 1976 à Strasbourg. Fort de cette expérience et du savoir-faire développé durant ces 40 dernières années, Laurent procède à la refonte du site Internet Gold.fr dédié à l’achat et la vente d’or qui connaîtra un franc succès dès son démarrage en 2008. Il décide alors de développer un réseau de concessions exclusives: Le Comptoir National de l’Or. Il assure désormais le pilotage stratégique du 1er réseau de France qui compte aujourd’hui pas loin de 60 agences réparties dans toute la France et depuis peu en Allemagne. Le Comptoir National de l’Or se positionne aujourd’hui comme le leader incontournable sur le marché de l’Or et des métaux précieux en France.

Le Comptoir National de l’Or dans la presse

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