Pourquoi certains investisseurs maintiennent leurs positions malgré des signaux moins favorables
Le prix de l’or a baissé de près de 3 % ces derniers jours. Les achats ralentissent. Pourtant, une partie des investisseurs ne vend pas. Ils conservent leur métal. Ils attendent.
Des détenteurs qui ne bougent pas
Quand le prix baisse, la réaction habituelle serait de vendre pour limiter les pertes. Mais ce n’est pas ce qu’on observe chez les investisseurs de long terme.
Ceux qui ont acheté de l’or il y a plusieurs mois — sous forme de pièces, de lingots ou via des placements financiers — gardent leurs positions. Autrement dit : ils ne revendent pas leur or. Ils ne réagissent pas à la baisse récente.
Pourquoi ne vendent-ils pas ?
Parce qu’ils ne regardent pas le prix du jour. Ils regardent autre chose : l’évolution des taux d’intérêt, le niveau d’endettement des États, et ce que font les grandes banques centrales (comme la Banque de France, la Fed américaine ou la Banque populaire de Chine).
Pour eux, une baisse temporaire ne change pas le tableau d’ensemble. C’est du bruit, pas un signal.
Ce qui les rassure
Plusieurs éléments confortent leur analyse. D’abord, les banques centrales continuent d’acheter de l’or massivement : plus de 1 000 tonnes en 2024, selon le World Gold Council (l’organisation mondiale de référence sur le marché de l’or).
Ensuite, les tensions géopolitiques n’ont pas disparu. Et la dette publique américaine dépasse désormais 34 000 milliards de dollars — un chiffre qui inquiète de plus en plus d’économistes.
Ces éléments pèsent plus lourd, dans leur raisonnement, qu’une baisse de quelques pourcents sur une semaine.
Ce que ça change pour vous
Les experts de gold.fr constatent régulièrement ce comportement chez les investisseurs expérimentés : ils ne vendent pas au premier recul. Ils savent pourquoi ils ont acheté.
Si vous possédez de l’or, cette attitude peut vous éclairer. Garder sa position — c’est-à-dire conserver son métal sans le revendre — ce n’est pas de l’inaction. C’est un choix : privilégier le long terme plutôt que de réagir au jour le jour.
Encore faut-il savoir pourquoi vous avez acheté. Et ce que vous surveillez vraiment.
Retour