L’or face au seuil obstiné des 1 300 dollars
Et c’est une obstination qui est grandement nourrie par l’évolution en dents de scie de l’économie mondiale. Entre une conjoncture économique particulièrement optimiste, et des marchés déprimés qui refusent mystérieusement d’en profiter, le métal jaune est pris entre deux feux qui entravent manifestement sa propre évolution. La barre symbolique des 1 300 dollars l’once est un palier qui bloque d’ailleurs les perspectives à court terme de la relique barbare, depuis plus de deux semaines. Car, si l’or a déjà réussi à franchir cette rive, à quelques reprises (dont une, au début de la semaine), ce succès peine encore à être permanent. Les spécialistes Matières premières chez ANZ soulignent à ce sujet qu’ « il y a bien peu de conviction sur le marché de l’or actuellement. Mais nous ne continuons pas moins de penser qu’un retracement haussier va se concrétiser à court terme ». Selon l’équipe d’experts, le marché aurifère se trouve simplement dans un état de stand-by, attendant un « catalyseur majeur » qui sera à même de l’extraire « du canal compris entre 1.270 et 1.320 dollars au sein duquel il évolue depuis des semaines ». Toutefois, les spécialistes rappellent également que leurs perspectives à court et moyen termes demeurent baissières, dans la mesure où « l’appétit de la Chine pour le métal jaune, semble en berne ». Pour l’instant, le marché de l’or affiche la même stagnation enregistrée par l’ensemble des marchés d’investissement mondiaux, suscitée essentiellement par une vague d’attentisme méfiant.


