La reprise américaine suffit-elle ?
C’est la question que se posent, depuis quelques semaines, la plupart des experts et observateurs des marchés d’investissement. Les investisseurs, eux, s’interrogent surtout sur la pertinence et les dangers d’une confiance totale accordée à cette fameuse reprise qui reste, selon les propos même des plus hautes autorités financières du pays (FED), très modérée. Car une chose est sure ; si la situation économique US s’est indéniablement améliorée, les investisseurs demeurent toutefois très méfiants et craignent particulièrement de se retrouver brusquement privés des béquilles monétaires fournies par la réserve fédérale américaine. Rappelons d’ailleurs que ces injections massives restent, à ce jour, la principale et majeure explication derrière la reprise US. Mais cette relance est-elle suffisamment solide pour tenir et continuer de façon autonome et indépendante ? Dans un contexte économique mondial où même les certitudes les plus solides ne vous mettent pas à l’abri d’une mauvaise surprise, ce flou total demeure le spectre qui hante l’ensemble des marchés. Rien d’étonnant donc à ce que le mois de juin ait été le tout premier mois de l’année 2013 à voir les bourses mondiales enregistrer une baisse. En tout cas, faute d’offrir des certitudes, la reprise « modérée » US aura eu le don de conférer aux marchés internationaux une raison de plus de demeurer sur leurs gardes. Un état d’attentisme et d’appréhension devenu, depuis peu, le lot quotidien des investisseurs à travers le monde.


