Pièce ou lingot ? Où stocker ? Quelle fiscalité ? Avant un premier achat, ce sont toujours les mêmes questions qui reviennent.
L’or physique attire de plus en plus de particuliers.
Mais entre les formats, les primes et la fiscalité, le sujet peut sembler complexe.
En réalité ? Trois questions couvrent l’essentiel.
1. Pièce ou lingotin — lequel choisir ?
La réponse dépend de l’objectif.
Les pièces d’or (comme le Napoléon 20 francs ou le Krugerrand) ont une valeur numismatique en plus de leur contenu en métal. Elles sont souvent plus faciles à revendre au détail.
Les lingotins ? Ils sont valorisés uniquement sur leur poids d’or pur. Pas de prime numismatique. Mais un prix plus prévisible.
Pour un primo-acheteur qui veut simplement “détenir de l’or”, le lingotin est souvent le choix le plus lisible.
2. Où stocker — et faut-il déclarer ?
Trois options existent :
À domicile (coffre personnel). Accès immédiat, mais risque de vol et enjeux d’assurance.
Coffre bancaire (location annuelle : 100 à 300 € selon la taille). Sécurisé, mais accessible uniquement aux heures d’ouverture.
Coffre externalisé (hors banque, parfois à l’étranger). Sécurité + disponibilité, mais frais récurrents.
Sur la déclaration ? L’or physique détenu en France n’a pas à être déclaré à l’administration fiscale, sauf au moment de la revente. La fiscalité s’applique à la plus-value, pas à la détention.
3. Quelle fiscalité à la revente ?
Deux régimes coexistent.
Taxe forfaitaire sur les métaux précieux (TMP) : 11,5 % du prix de vente, sans condition.
Régime des plus-values réelles : 36,2 % sur la plus-value, avec un abattement de 5 % par an à partir de la troisième année. Après 22 ans, l’exonération est totale.
Pour bénéficier du second régime, il faut pouvoir prouver la date et le prix d’achat. D’où l’importance de conserver la facture et l’emballage d’origine.
En pratique, le régime des plus-values est souvent plus avantageux pour les achats conservés plusieurs années. La page fiscalité de Gold.fr détaille les seuils et conditions.
Ce que ces 3 questions révèlent
Les primo-acheteurs ne cherchent pas à devenir experts.
Ils veulent comprendre l’essentiel : quoi acheter, où le mettre, et ce qui se passe à la revente.
Ces trois questions, bien traitées, suffisent à démarrer sereinement.
Le reste — le suivi du cours, les stratégies d’accumulation, les arbitrages entre formats — vient avec le temps.