La sphère financière s’agite depuis quelques semaines en raison des difficultés de Deutsche Bank. La plus grosse banque allemande et européenne par ses actifs ne vaut plus que 14 milliards d’euros et la faillite n’est pas totalement exclue. Des difficultés qui ont été aggravés par les taux d’intérêt négatifs en Europe, qui rogne les marges des établissements financiers.
La banque a ainsi annoncé un vaste plan de restructuration avec la fermeture des plus grosses activités de sa banque d’investissement et le licenciement de près d’un employé sur 5, soit 18 000 personnes. À noter également la création d’une « bad bank », qui va recueillir les actifs à liquider de la banque, soit 288 milliards d’euros, qui ont été en grande partie achetés à crédit.
Des annonces qui ont créé un véritable « Bank Run » institutionnel : les plus gros clients, en particulier les hedge funds, retirent leurs avoirs au rythme d’un milliard d’euros par jour selon Bloomberg. C’est le cas par exemple de Renaissance Technologies, le fonds spéculatif de Jim Simons, considéré comme un des meilleurs du monde.
Bank run, bad bank, fermeture d’activités de marché, licenciements… un enchainement qui rappelle singulièrement la déroute de Lehman Brothers en 2008. L’or n’est pas directement affecté par cette nouvelle, mais son caractère de valeur refuge pourrait s’avérer utile en cas d’amplification et de contagion au sein d’un système bancaire européen qui apparait aujourd’hui bien fragile.
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