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Guerre commerciale, l’Europe décidée à s’apposer aux USA

Guerre commerciale, l'Europe décidée à s'apposer aux USA

La fin de l’accord iranien a été suivie de près par la décision de l’administration Trump de surtaxer certains produits importés de la Communauté européenne. Si une guerre commerciale dure depuis des années avec la Chine pour principale cible, il est plus rare que l’UE soit visée par des sanctions de ce type.

Le dernier sommet du G7 qui s’est tenu au Québec les 8 et 9 juin n’a rien arrangé, bien au contraire…

Le point sur les échanges commerciaux USA-Union européenne

Le point sur les échanges commerciaux USA-Union européennePour mieux comprendre les tensions actuelles, il est utile de survoler l’état des échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Union européenne.

En 2016, le déficit commercial en faveur de l’Europe représentait 122 milliards d’euros. Les entreprises européennes ont exporté pour 318 milliards d’euros de produits et services alors que les ventes de leurs homologues européennes ont plafonné à 196 milliards d’euros.

Le montant du déficit avec l’Europe semble dans un premier temps donner raison au Président Trump. Une nuance de taille est toutefois que le déficit commercial américain n’est pas seulement dû aux échanges avec l’UE. Cette situation déficitaire se retrouve en effet avec presque tous les pays de la planète en datant souvent de plusieurs décennies.

Dans son argumentaire « anti-européen », le président Trump a pointé du doigt le montant élevé des taxes frappant les exportations américaines. Dans les faits, la différence est minime avec une taxation globale de 3,3 % de la part de la Communauté européenne contre 2,2 % sur les produits importés aux États-Unis.

Idem en ce qui concerne les obstacles administratifs, Europe et États-Unis appliquant des normes restrictives sur certains produits qu’il s’agisse de ceux agricoles et non agricoles.

La réplique mesurée de l’Union européenne

Pour l’essentiel, la hausse des taxes américaines porte sur l’acier (+25 %) et l’aluminium (+10 %) importé d’Europe, mais aussi de Chine et du Canada.

Si côté européen l’annonce de contre-sanctions a été rapide, Cécilia Malström, la commissaire européenne au Commerce a tenu à préciser que celles-ci seraient tout autant limitées que progressives. La raison se trouve dans la plainte déposée auprès de l’OMC, la Commission européenne espérant un jugement favorable de la part de l’organisation. Pour prouver sa bonne foi, le montant des taxes supplémentaires ne représentera ainsi que 2,8 milliards d’euros alors que le préjudice estimé est de 6,4 milliards d’euros.

Fin de l’accord iranien : l’Europe joue gros

Derrière la décision en apparence politique de la fin de l’accord iranien sur le nucléaire, le président américain vise également à empêcher les sociétés européennes de commercer avec l’Iran. Parmi les entreprises françaises impactées par la remise en vigueur des sanctions, on trouve par exemple les deux constructeurs automobiles Renault et PSA ainsi que Total et Sanofi.

Même dans l’hypothèse où la loi de blocage instaurée en 1996 pourrait être élargie à l’Iran, les entreprises en bénéficiant risquent fort de se voir commercialement sanctionnées sur les produits exportés vers les USA.

Aucun progrès lors du G7 au Québec

Aucun progrès lors du G7 au QuébecPassé les sourires de façade, le dernier G7 n’a fait que souligner les tensions entre le président Trump et ses alliés politiques historiques, y compris le Japon.

Même si ces derniers ont présenté un front uni face à au Président Trump lors de cette réunion, cette position reste particulièrement fragile. Diviser pour mieux régner risque d’être relativement aisé avec des allègements de la politique commerciale pratiquée au coup par coup.

Les mois à venir s’annoncent donc tendus avec un avenir des plus incertain. Chine et Russie sont logiquement à l’affut, certaines sanctions commerciales à l’encontre de ces deux pays pouvant éventuellement être allégées. Une manière pour l’Europe de peser sur les futures négociations avec les États-Unis.

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par Comptoir National de l'Or

Notre rédaction est constituée de membres experts dans les métiers de l'économie et la gestion, des Responsables d'agence Comptoir National de l'Or, des analystes financiers qui publient régulièrement des études sur les politiques des banques centrales, le cours de l'or, la situation en zone euro et l'impact de la stratégie monétaire de la FED. Notre équipe scrute également une information plus généraliste à la recherche d'actualité "pépite" à vous partager. Depuis 5 ans, nous avons publié un peu plus de 4000 articles qui s'adressent à un public large et varié ayant pour objectif de satisfaire votre curiosité et de partager avec vous une certaine fascination pour le métal jaune.
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