
Chine et Grèce : L’once résiste aux pressions baissières
En dépit d’une conjoncture économique peu favorable et d’une demande mondiale physique en stagnation, le prix de l’once continue à résister solidement à la pression prolongée de ces facteurs baissiers accumulés. En demeurant au plus près du seuil technique et symbolique des 1 200 dollars, le cours prouve à nouveau la solidité de ce courant haussier sous-jacent qui devrait se confirmer durant les semaines à venir. Outre la récente stabilisation de l’économie américaine (bien qu’elle demeure encore relativement précaire), ou encore les espoirs entourant une imminente résolution de la crise d’endettement grecque, c’est surtout la baisse de la demande physique chinoise en or (au premier trimestre 2015) qui aura le plus pesé dans la balance baissière du marché. Les observateurs expliquent en effet que « selon Thomson Reuters GFMS (un bureau d’études spécialisé désormais filiale de Thomson Reuters), la demande d’or destinée en Chine à la bijouterie a baissé de 12% au premier trimestre, celle des pièces et des lingots reculant de 10% », soulignant que les experts de l’institution justifient ce repli notable par « la hausse rapide des actions chinoises, qui a détourné les particuliers de la valeur refuge ». Rappelons d’ailleurs qu’il est prévu que le CMO (Conseil mondial de l’or) publie ses plus récentes statistiques trimestrielles « faisant autorité pour le marché de l’or », dès la semaine prochaine. Un rendez-vous important qui donnera une idée précise sur la performance aurifère des principaux acteurs du marché sur ladite période.