Or en horlogerie : Les alliages évoluent
C’est une association aussi ancestrale que l’existence même de l’art de l’horlogerie. Le secteur de la haute horlogerie a toujours été associé au métal jaune, en en faisant l’une de ses matières préférées. Cependant, ce n’est pas exactement de l’or qui est utilisé dans ce domaine, mais plutôt des alliages en tous genres incluant une grande part de relique barbare. Pourquoi ? Simplement parce que le métal jaune, dans sa forme pure et originale, est trop compact et “figé » et s’adapte donc peu et mal aux manipulations nécessaires à l’art de la fabrication des montres. Du coup, les fabricants utilisent généralement des alliages à base d’or. Dans la plupart des cas, il s’agira de 750 g de relique barbare pour un total de 1 kilo de métal à manipuler. Partant de cette recette, les fabricants s’en donnent à cœur joie, n’hésitant pas à utiliser l’or, sous toutes ses formes et dans toutes ses déclinaisons de couleurs. Toutefois, afin de garder la magistrale couleur solaire du métal jaune, c’est souvent le cuivre ou l’argent qui y son alliés. Et il faut admettre que les fabricants ne manquent pas non plus d’inventivité, lorsqu’il s’agit de remédier aux rarissimes failles de l’or. Par exemple, la marque Hublot a récemment présenté sa nouvelle gamme Big Bang Ferrari Magic Gold, où elle a introduit la poudre de céramique dans l’alliage afin d’éviter que le métal des montres ne soit rayé. De leur côté, Cartier et Rolex jouent la carte de la diversité et présentent également des gammes en or gris, rose, jaune, acier…Toutes les couleurs sont permises !


