En dépit du récent mouvement de correction qui a traversé le marché de l’or, la plupart des experts et observateurs continuent à prévoir une nouvelle vague de hausse pour le métal jaune, sur le court et moyen terme.
Un pouvoir qu’elles ont toujours, d’ailleurs, mais sur fond d’un scepticisme grandissant des investisseurs, au vu des crises économiques répétitives et de la défaillance de plus en plus flagrante du système bancaire et financier.
Et la dégradation de cette crédibilité peut être constatée d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique. En effet, à l’heure où Janet Yellen continue à souffler le chaud (colombe) et le froid (faucon), au gré des fluctuations d’une économie américaine de plus en plus volatile, Mario Draghi, lui, demeure tout aussi inefficace, avec une politique monétaire pourtant ultra-accommodante (actuellement, 80 milliards d’euros mensuels de rachats d’actifs). De l’autre côté du globe, la BoJ (bank of Japan) bénéficie encore d’une certaine crédibilité, mais c’est une prolongation qui se déroule dans la tension, étant donné la défaillance grandissante de sa propre politique, depuis deux ans.
Dans l’ensemble, un constat général et mondial se dégage du bilan décennal de toutes ces politiques monétaires; les taux négatifs ont mené les banques centrales directement vers une impasse dont il est impossible de se sortir sans de graves dégâts. Le marché de l’or n’a pas encore exploité tout le potentiel de ce facteur haussier, en raison essentiellement de la prolongation du répit accordé aux banques centrales. Toutefois, sur le moyen et long terme, la crise inéluctable éclatera et l’or battra alors des records historiques de hausse.
Autre signe précurseur d’une crise majeure imminente ; les marchés boursiers affichent leur meilleure performance (annuelle, voire même historique), alors que la reprise ne se concrétise toujours pas. Par ailleurs, rappelons que les niveaux actuellement atteints par la plupart des bourses dépassent même ceux enregistrés juste avant la crise 2008. Les observateurs rapportent également que « les chiffres du chômage sont artificiellement dégonflés par les personnes découragées qui ne s’inscrivent plus (près de 100 millions d’Américains en âge de travailler n’occupent pas un emploi) ».
Dernier argument majeur, en faveur d’une prochaine flambée de l’or ; une demande mondiale d’or physique qui met de plus en plus à mal une production épuisée. Le secteur minier admet aujourd’hui clairement ne pas être en mesure de satisfaire la demande internationale, ce qui devrait propulser les prix du marché, dans les années à venir, vers des pics historiques.
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