Le bilan de ce premier trimestre 2016 (alors qu’il n’est pas encore achevé), au sein du marché de l’or, est particulièrement éloquent ; les cours de l’or ont déjà atteint un sommet annuel, la ruée vers les fonds adossés à l’or maintient solidement le cap, et la relique barbare affiche une performance meilleure que celle des obligations d’Etat, celles des devises et même celle des actions. Le métal jaune arrive même à tirer son épingle du jeu avec un meilleur bilan que toute autre matière première cotée sur les bourses internationales.
Du jamais vu depuis 2013. Preuve tangible à l’appui ? Les analystes ont rapporté à la fin de la semaine dernière que la demande pour l’or a atteint de tels niveaux que le géant gestionnaire d’actifs US BlackRock a été obligé de « suspendre temporairement l’émission de nouvelles parts de son fonds iShares Gold Trust, un fonds garanti par des réserves d’or ». La décision visait à permettre à BlackRock de « créer de nouvelles parts, qui doivent être enregistrées, conformément à la réglementation ». La manœuvre a eu pour effet de faire flamber le cours de l’or davantage, le hissant à un plus haut annuel (février 2015).
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