Au lendemain d’un ‘Super Tuesday’ au résultat largement prévisible (le duel Hillary Clinton/Donald Trump avait en effet été confirmé) les marchés US s’envolent, sur fond d’une macroéconomie aux abois. Wall Street est simplement euphorique, au lendemain de ces élections primaires prévisibles, et aucune donnée économique ne peut expliquer ces performances ultra-dopées ; Nasdaq à près de +3% et le « S&P » à +2,4%, (et il s’agit là de deuxième meilleure performance de l’année 2016, et sa troisième performance semestrielle).
Selon les experts, l’explication majeure de ces super-performances demeure « le « no limit » de la BCE puis l’anticipation d’un statu quo de la FED durant de longs mois », même si bon nombre d’éléments demeurent contradictoires et paradoxaux.
De l’autre côté de l’Atlantique, c’est une macroéconomie chaotique qui continue à s’afficher, consistant essentiellement et entre autres, en un mélange de « déflation, croissance trop faible, contraction du commerce mondial ». Du coup, le président de la banque centrale européenne a déclaré hier, mardi, que son institution « se préparait à agir et qu’elle n’envisageait aucune limite à son action », précisant qu’étant donné « l’évolution des prix plus faible qu’attendu, un examen approfondi des « effets de second tour » est en cours ».
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