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Orpaillage : le Placer

Un placer alluvial se caractérise par l’existence d’un cours d’eau qui a la faculté de produire des dépôts d’alluvions qui présentent localement des concentrations naturelles élevées en minéraux lourds. Ces dépôts se font sous forme de sables pouvant prendre la forme de débris fins, de paillettes, de grains ou de pépites. Ces sables sont caractérisés par leur composition à base de minéraux à forte densité ; métaux (or notamment), cristaux lourds, mais également des produit beaucoup moins nobles tels que le plomb et les débris métalliques. Très souvent les dépôts primaires s’étiolent et disparaissent. La dernière source de l’or demeure le ruissellement des particules sur des paléo-placers dispersés dans les conglomérats, l’argile ou dans un ancien lit de cours d’eau. De plus, il faut préciser que les dépôts de minéraux notamment l’or ne circulent pas aléatoirement sur toute la largeur du lit. Généralement, ils cheminent dans un canal étroit dénommé « Gold Line » qui suit la corde du cours d’eau. Ainsi, le trajet du « gold line » est variable et dépend essentiellement du débit et de la géométrie du cours d’eau. On peut trouver l’or dans des plages de graviers sous forme de particules dans un mélange constitué de sable et de gravier. On peut également trouver de l’or dans anfractuosités creusées dans la roche appelées marmites et qui se trouvent au fond du lit de la rivière. Ces marmites ont la particularité d’être très riches en or. Effectivement la teneur peut monter jusqu’à 500 grammes par mètre cube de graviers sur quelques litres. L’exploitation de ces placers était très rudimentaire à l’époque au Far West. En effet, les premiers chercheurs étaient munis d’une simple bêche et d’un récipient en métal appelé « batée ». Le sable était lavé dans un récipient en imprégnant un mouvement circulaire afin que les sédiments les plus légers soient expulsés dans l’eau de la rivière. Ainsi, il ne restait plus que le sable et l’or. Cette technique archaïque avait été développée avec une sorte de longue caisse en bois dans laquelle l’eau s’écoulait. Des taquets étaient placés pour pouvoir capturer les particules lourdes, le « long tom ». Puis est apparu le « Sluice » qui consiste à utiliser des couvertures en laine pour arrêter les dépôts les plus fins. Enfin, le mercure a été employé en bout de Sluice afin que l’or s’agglutine autour. 1.3Kg de mercure permet d’amalgamer 1 Kg d’or. Les placers sont plus facilement exploitables par l’utilisation de jets d’eau à forte pression permettant d’ameublir les sédiments. La boue produite est ensuite passée sur les tables.

Anthony

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