Les ETF or sont souvent présentés comme une solution simple, peu coûteuse et efficace pour s’exposer au métal jaune.
Des frais affichés faibles, une liquidité apparente, une promesse de réplication “fidèle” du prix de l’or.
Mais derrière cette simplicité, une partie du coût réel ne se voit pas immédiatement.
Et c’est précisément là que se joue la différence entre ce que l’investisseur croit payer… et ce qu’il paie réellement.
Quand on regarde un ETF or, le premier chiffre mis en avant est le TER (Total Expense Ratio).
Souvent compris entre 0,15 % et 0,40 % par an, il donne l’impression d’un produit très compétitif.
Ce chiffre est réel.
Mais il ne couvre pas l’ensemble des frictions économiques liées à la détention d’un ETF adossé à l’or.
Le problème n’est pas que ces coûts n’existent pas.
Le problème est qu’ils ne sont pas perçus comme des frais.
Un ETF or n’est pas un lingot.
C’est une structure financière, avec des intermédiaires, des flux, des ajustements permanents.
Parmi les coûts rarement intégrés mentalement par les investisseurs :
Aucun de ces éléments n’apparaît clairement comme une ligne “frais”.
Ils se manifestent autrement : écart de performance, tracking error, décalage dans certaines phases de marché.
C’est l’un des angles les plus mal compris.
Avec un ETF or, vous détenez une part de fonds, pas de l’or physique.
L’or est conservé par des dépositaires, parfois sous forme allouée, parfois non allouée, selon les structures.
Cela implique :
Ces éléments ne sont pas des “frais” au sens comptable.
Mais ils représentent un coût de risque que beaucoup d’investisseurs sous-estiment.
En période normale, l’ETF semble suivre le prix de l’or sans problème.
C’est dans les moments de stress que les écarts apparaissent.
Hausse brutale, tensions sur la liquidité, mouvements rapides sur le dollar :
là où l’investisseur pense être “au prix de l’or”, il découvre parfois :
Ce décalage n’est pas facturé comme un frais.
Mais il a un impact économique réel, souvent au moment où l’investisseur en a le plus besoin.
Selon la situation de l’investisseur, la fiscalité applicable aux ETF peut aussi créer un écart significatif avec la détention d’or physique.
Imposition des plus-values, traitement des dividendes inexistants, arbitrages imposés par la structure du fonds :
là encore, le coût n’est pas visible au départ, mais il s’accumule dans le temps.
Beaucoup découvrent cette différence au moment de la revente, quand la comparaison devient concrète.
Les ETF or remplissent parfaitement certaines fonctions :
Mais ils ne remplissent pas les mêmes rôles que l’or détenu en direct :
Les “frais cachés” ne sont donc pas toujours des frais au sens strict.
Ce sont des coûts de structure, de liquidité et de contrepartie.
Plutôt que de se demander si un ETF est “cher” ou “bon marché”, la question pertinente est ailleurs :
dans quel rôle cet ETF s’inscrit-il dans votre stratégie ?
Protection de long terme ?
Outil tactique ?
Exposition temporaire au prix ?
Selon la réponse, ces coûts invisibles peuvent être négligeables… ou déterminants.
C’est souvent là que naît la confusion :
on compare un ETF or à de l’or physique comme s’ils répondaient au même besoin, alors qu’ils ne portent ni le même type de risque, ni le même type de coût.
Conserver de l’or chez soi donne un sentiment de contrôle.C’est tangible, accessible, rassurant. Mais en…
Un cambriolage ne pose jamais seulement la question de la perte.Il révèle surtout, a posteriori,…
À première vue, la distinction paraît technique.Dans la pratique, elle détermine pourtant ce que vous…
Le journal de 13h de France 2 du 14 janvier 2026 consacrait un reportage à…
Une enveloppe. Une boîte. Un sachet en velours. Dans beaucoup de familles, l’or circule comme…
Quand les tensions montent autour de l’Iran, un réflexe revient systématiquement : pétrole en danger,…