Le 19 décembre 2025, le Conseil européen a donné son feu vert à l’euro numérique. Vote du Parlement prévu en mai 2026. Lancement possible dès 2029.
Ce n’est plus un projet lointain. C’est un calendrier. Et pour les détenteurs d’or, cette nouvelle monnaie numérique de banque centrale (MNBC) soulève des questions concrètes.
L’euro numérique sera une forme électronique de l’euro, émise directement par la Banque centrale européenne. Contrairement à l’argent sur votre compte bancaire (qui est une créance sur une banque commerciale), l’euro numérique sera une créance directe sur la BCE — comme les billets de banque, mais en version dématérialisée.
Concrètement, vous pourrez :
L’euro numérique ne remplacera pas les espèces — du moins, c’est ce qu’affirme la BCE. Il sera un complément aux moyens de paiement existants.
Selon la Banque de France, voici les étapes prévues :
Ce calendrier peut évoluer, mais la direction est claire : l’Europe veut rattraper son retard sur la Chine (yuan numérique testé depuis 2020) et répondre à la montée des stablecoins privés adossés au dollar.
Traçabilité accrue : Chaque transaction en euro numérique sera enregistrée. La BCE affirme que les données seront anonymisées pour les petits montants, mais le niveau exact de confidentialité dépendra du règlement final.
Réduction des intermédiaires : Avec l’euro numérique, vous détiendrez directement de la monnaie de banque centrale, sans passer par une banque commerciale. Cela réduit le risque de contrepartie (si votre banque fait faillite, votre euro numérique reste intact).
Programmabilité potentielle : Bien que la BCE ait indiqué que l’euro numérique ne serait pas “programmable” (pas de restrictions sur les usages), le règlement européen pourrait évoluer. Des paiements conditionnels (ex : aides sociales utilisables uniquement pour certains achats) ne sont pas exclus à terme.
L’or physique a une caractéristique unique : l’anonymat. Quand vous payez un Napoléon en espèces chez un comptoir, la transaction n’est pas enregistrée dans une base de données centralisée.
Avec l’euro numérique, cette opacité disparaît. Certains investisseurs craignent :
Ces craintes sont-elles justifiées ? En l’état actuel du projet, rien n’indique une volonté de restreindre l’achat d’or. Mais l’infrastructure technique de l’euro numérique permettrait de le faire si les gouvernements le décidaient.
Dans un monde où :
…l’or physique représente une forme d’autonomie financière. Il ne peut pas être effacé d’un clic. Il ne dépend d’aucun serveur, d’aucune connexion internet, d’aucune validation par un tiers.
Ce n’est pas une raison de fuir le système bancaire. C’est une raison de diversifier.
Les investisseurs prudents ne cherchent pas à “battre” le système. Ils cherchent à ne pas en dépendre totalement. Concrètement, cela signifie :
L’euro numérique n’est pas une menace en soi. Mais il modifie l’environnement dans lequel l’or joue son rôle de valeur refuge ultime.
Plus le monde devient numérique, traçable et centralisé, plus l’or physique prend de la valeur — non pas en euros, mais en termes de fonction. Il devient le dernier actif véritablement hors système.
C’est précisément ce qui explique l’intérêt croissant des particuliers pour l’achat d’or alors même que les monnaies numériques se profilent.
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