Facture. Certificat. Scellé. Trois mots qui peuvent valoir des milliers d’euros.
Quand vous achetez de l’or, vous pensez au métal. Rarement à la paperasse. Pourtant, ces documents détermineront les conditions de votre revente, parfois des années plus tard.
La facture prouve que vous avez acquis légalement votre or, à une date et un prix précis. Elle doit mentionner :
Le nom et les coordonnées du vendeur. La date de la transaction. La description exacte du produit (type, poids, pureté, numéro de série s’il y en a un). Le prix payé, TTC.
Sans facture, vous ne pouvez pas prouver votre date d’acquisition. Or, en France, la fiscalité sur l’or dépend de la durée de détention. Le régime des plus-values réelles, souvent plus avantageux, exige de démontrer le prix et la date d’achat.
Pour les lingots et lingotins, le certificat est émis par la raffinerie. Il indique le numéro de série, le poids exact, la pureté (999,9 ‰ pour l’or d’investissement), et le nom du fondeur.
Ce certificat est la carte d’identité de votre lingot. Sans lui, un acheteur potentiel devra faire analyser le métal avant de vous l’acheter. Cela prend du temps, coûte de l’argent, et réduit votre prix de vente.
Pour les pièces cotées comme le Napoléon ou le Souverain, le certificat est moins critique car ces pièces sont facilement identifiables. Mais il reste un plus pour la revente.
Les lingotins sont généralement livrés sous scellé : un emballage plastique transparent qui protège le métal et intègre le certificat. Ce scellé porte souvent un hologramme de sécurité.
Un lingotin sous scellé se revend au prix du marché. Un lingotin descellé — même intact — subira une décote de 2 à 5 % car l’acheteur devra vérifier l’authenticité.
Conseil : ne descelllez jamais un lingotin pour “voir à quoi il ressemble”. Cette curiosité peut vous coûter plusieurs dizaines d’euros à la revente.
Pas avec l’or. Si votre or est volé et que les documents sont au même endroit, vous perdez tout : le métal et la preuve de propriété.
L’idéal : une copie numérique (scan ou photo) stockée dans un cloud sécurisé, et les originaux dans un autre lieu (chez un proche de confiance, dans un coffre bancaire séparé).
Un lingotin de 50 grammes vaut environ 4 000 euros en janvier 2026. Sans facture ni certificat, un racheteur prudent vous proposera 3 800 euros, voire moins. Avec tous les documents en ordre, vous obtenez le prix du marché.
Trois bouts de papier. 200 euros de différence. La paperasse n’est pas glamour. Mais elle paie.
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