Le taux du Livret A devrait passer de 1,7 % à environ 1,4 % au 1er février 2026. Face à cette baisse mécanique, certains épargnants n’attendent pas la date officielle pour réorganiser leur allocation.
La formule de calcul du Livret A ne laisse plus de doute. Avec une inflation moyenne de 1,03 % en 2025 selon l’INSEE et des taux interbancaires en recul, le nouveau taux devrait s’établir entre 1,4 % et 1,5 % au 1er février prochain.
Pour un épargnant au plafond (22 950 €), cela représente une perte d’environ 70 € d’intérêts annuels par rapport au taux de 1,7 % actuel. Sur cinq ans, l’écart dépasse 350 €. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est suffisant pour déclencher un repositionnement.
Les données de la Caisse des Dépôts montrent que les retraits sur le Livret A ont dépassé les dépôts au second semestre 2025 — une première depuis 2015. La décollecte annuelle devrait dépasser 2 milliards d’euros.
Où va cet argent ? Trois destinations se dégagent :
1. Le Livret d’Épargne Populaire (LEP), dont le taux reste supérieur (attendu autour de 2,4 % à 2,5 %). Environ 19 millions de Français y sont éligibles, mais beaucoup l’ignorent encore.
2. L’assurance vie en fonds euros, qui affiche des rendements moyens de 2,6 % en 2025, avec des offres promotionnelles allant jusqu’à 4,5 % sur certains contrats.
3. Les actifs tangibles (or physique, argent métal), dans une logique de diversification hors système bancaire. Cette tendance reste minoritaire mais progresse.
Le Livret A n’a jamais eu vocation à faire fructifier un capital. Son rôle : constituer une réserve de précaution, immédiatement disponible, sans fiscalité. La recommandation standard reste de conserver entre deux et quatre mois de dépenses courantes sur ce support.
Au-delà de ce seuil, l’argent ne travaille pas. Avec un taux de 1,4 % et une inflation proche de 1 %, le rendement réel devient quasi nul. Le capital est préservé nominalement, mais le pouvoir d’achat stagne.
La vraie question n’est pas « faut-il vider son Livret A ? » mais « quelle part de mon épargne y dort inutilement ? »
Les épargnants qui réagissent avant les annonces officielles partagent souvent un même trait : ils ont compris que les taux réglementés suivent une logique mécanique, pas politique. Anticiper la formule, c’est anticiper le résultat.
Ce comportement illustre une évolution plus large : la défiance croissante envers les supports bancaires traditionnels et la recherche d’alternatives tangibles ou plus performantes.
Acheter de l’or, dans ce contexte, n’est pas présenté comme un placement miracle. Mais pour ceux qui cherchent à sortir d’une logique purement bancaire, il représente une option qui échappe aux décisions des banques centrales et aux formules de calcul automatiques.
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