Votre relevé de compte affiche 47 320 euros en assurance-vie. Votre PEA indique 28 500 euros. Votre ETF or annonce une exposition équivalente à 12 onces. Ces chiffres sont nets, précis, rassurants.
Mais posez-vous une question simple : que possédez-vous réellement ?
La réponse pourrait vous surprendre. Car derrière ces valeurs affichées, il n’y a souvent qu’une chose : une promesse. Et une promesse, par définition, peut ne pas être tenue.
Quand vous achetez un lingot d’or physique, vous détenez un objet. Il est dans votre coffre. Personne ne peut vous le retirer sans votre consentement. C’est une propriété directe.
Quand vous achetez un ETF or (fonds coté qui réplique le cours du métal), vous ne détenez pas d’or. Vous détenez des parts d’un fonds. Ce fonds affirme posséder de l’or quelque part. Entre vous et le métal, il y a :
Quatre intermédiaires minimum. Chacun doit tenir sa promesse pour que votre “or” existe réellement.
En temps normal, l’ETF se comporte exactement comme l’or physique. Le cours suit, la liquidité est là, vous pouvez vendre en quelques clics. La promesse se confond avec la réalité.
C’est quand les choses se compliquent que la distinction apparaît.
Mars 2020. Panique mondiale. Certains ETF obligataires affichent des décotes de 5 à 7 % par rapport à leur valeur théorique. Les investisseurs veulent vendre, mais les contreparties manquent. La promesse est toujours valide sur le papier. Son exécution, elle, devient conditionnelle.
2008. Lehman Brothers fait faillite. Des milliers d’investisseurs détenaient des produits “garantis” par la banque. Quand l’émetteur disparaît, la garantie s’évapore avec lui.
2022. La Bourse de Londres (LME) annule rétroactivement des transactions sur le nickel après un short squeeze. Des positions gagnantes deviennent perdantes par décision administrative. Les règles du jeu changent en cours de partie.
Cette distinction est fondamentale :
Un lingot dans votre coffre : vous détenez.
Un certificat or : vous avez droit à.
La différence paraît abstraite. Elle devient très concrète quand vous avez besoin de votre argent et que quelqu’un d’autre décide si vous pouvez y accéder.
En juin 2015, les banques grecques ferment pendant trois semaines. Les comptes affichent toujours leur solde. Mais les retraits sont limités à 60 euros par jour.
L’argent existe sur le papier. Son accès est devenu conditionnel.
Les épargnants qui avaient converti une partie de leur patrimoine en or physique, quelques mois plus tôt, n’ont pas eu ce problème. Leur actif n’était pas une promesse. Il était réel, tangible, accessible.
Pour chaque actif de votre portefeuille, posez-vous ces questions :
Ces questions ne sont pas paranoïaques. Elles sont réalistes. L’histoire récente montre que les promesses financières peuvent être suspendues, modifiées ou annulées — parfois du jour au lendemain.
Il ne s’agit pas de rejeter tous les actifs papier. Beaucoup sont utiles, liquides, bien régulés. Une assurance-vie a sa place. Un PEA aussi. Un ETF peut être un excellent outil tactique.
Mais tout ne peut pas être une promesse.
Une partie du patrimoine — même modeste — doit reposer sur quelque chose de tangible. Quelque chose qui ne dépend pas d’une chaîne d’intermédiaires. Quelque chose qui reste accessible même quand les règles changent.
C’est exactement le rôle que joue l’or physique dans une allocation patrimoniale : la part du portefeuille qui n’est pas une promesse.
Regardez votre patrimoine et demandez-vous :
“Si demain, toutes les promesses étaient suspendues, que me resterait-il ?”
La réponse à cette question vaut plus que n’importe quel rendement affiché.
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