Ce n’est pas une annonce.
Ce n’est pas un sommet spectaculaire.
Ce n’est pas une rupture officielle.
C’est précisément pour cela que c’est puissant.
Depuis plusieurs années, les BRICS accumulent de l’or. Mais en 2025, le rythme, l’ampleur et la logique de ces achats ont changé. L’or n’est plus seulement une réserve. Il est devenu un instrument stratégique, utilisé sans bruit, sans provocation, sans déclaration frontale.
Les BRICS n’agissent pas comme les marchés occidentaux.
Ils ne communiquent pas pour rassurer.
Ils n’achètent pas pour envoyer un signal immédiat.
Leur approche est patiente, cumulative, méthodique. L’or s’inscrit dans une logique de temps long, loin des cycles électoraux et des réactions à chaud. C’est précisément cette discrétion qui en fait une arme : elle n’alerte pas avant d’avoir produit ses effets.
Dans cette stratégie, l’or n’est pas brandi.
Il est stocké, consolidé, renforcé.
À mesure que les équilibres monétaires se tendent, que la dette progresse et que les monnaies deviennent plus politiques, l’or offre aux BRICS un levier unique : un actif hors promesse, hors système, hors dépendance immédiate.
Ce n’est pas un discours.
C’est une position.
Ce qui frappe en 2025, ce n’est pas l’existence de cette stratégie, mais son accélération.
Cette dynamique s’inscrit dans une trajectoire plus longue, déjà visible à travers les choix d’accumulation d’or des BRICS observés ces dernières années, qui ont progressivement modifié l’équilibre monétaire mondial.
Les achats ne relèvent plus de la simple diversification. Ils s’inscrivent désormais dans une logique de sécurisation monétaire face à un monde plus fragmenté.
En 2026, plusieurs lignes de fracture vont s’accentuer :
dollarisation contestée, systèmes de paiement sous tension, souverainetés monétaires rediscutées.
Dans ce contexte, l’or offre aux BRICS une marge de manœuvre que peu d’actifs permettent. Il ne remplace pas les monnaies. Il renforce la position de ceux qui le détiennent.
Cette réalité ne fait pas la une des journaux.
Elle n’en est pas moins déterminante.
L’or n’est pas utilisé pour provoquer.
Il est utilisé pour préparer.
Préparer un monde plus fragmenté.
Préparer des rapports de force moins visibles.
Préparer des équilibres où la crédibilité ne se décrète plus, mais se construit.
En 2025, les BRICS n’ont pas changé de discours.
Ils ont changé d’échelle.
Et c’est précisément ce qui rend leur stratégie si redoutablement efficace.
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