Pendant que l’attention se porte ailleurs, quelques pays agissent dans l’ombre.
Ils ne font pas d’annonces spectaculaires.
Pas de déclarations fracassantes.
Mais une accumulation méthodique. Régulière. Calculée.
De l’or.
Pas par hasard.
Pas par tradition.
Mais comme un choix stratégique.
Depuis plusieurs années, un groupe de pays augmente ses réserves d’or à un rythme inhabituel. Pas pour rassurer les marchés à court terme. Pas pour faire de la communication. Mais pour se préparer.
Ces pays appartiennent au même ensemble : les BRICS.
Au départ, ils étaient 4: Brésil, Russie, Inde et Chine (BRIC).
Ce qui frappe, ce n’est pas seulement le volume d’or acheté.
C’est la constance.
Et surtout, le moment.
Le dollar reste la monnaie dominante. Mais sa place n’est plus perçue comme intangible par tous. Les sanctions financières, l’endettement massif, la dépendance aux circuits monétaires occidentaux ont laissé des traces.
Pour certains États, la question n’est plus si le système actuel peut être remis en question.
Mais quand.
Dans ce contexte, l’or redevient un actif stratégique.
Il ne dépend d’aucune promesse.
D’aucune signature.
D’aucun système de paiement.
Accumuler de l’or, ce n’est pas chercher le rendement.
C’est chercher la souveraineté.
Contrairement aux réserves en devises, l’or n’est la dette de personne. Il ne peut pas être gelé par une décision extérieure. Il traverse les cycles politiques, monétaires et économiques sans disparaître.
Pour les pays des BRICS, cette réalité n’est pas théorique. Elle est devenue centrale dans leur lecture du monde.
En 2025, les BRICS+ sont désormais 10 au total (avec l’Afrique du Sud, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Éthiopie, l’Indonésie et l’Iran).
Ce n’est pas un hasard si leur poids dans l’économie ne cesse d’augmenter.
Il ne s’agit pas d’annoncer la fin du dollar. Pas encore. Quoique…
Mais de réduire progressivement la dépendance.
L’or permet d’envoyer un signal clair, sans provocation directe :
nous préparons des alternatives.
Ce mouvement n’est pas visible au quotidien. Il ne fait pas la une des journaux. Mais il s’inscrit dans le temps long. Et c’est précisément ce qui le rend difficile à ignorer.
Quand des États accumulent de l’or pour des raisons géopolitiques, le marché ne répond plus uniquement à des logiques financières classiques. L’or devient un actif politique, stratégique, presque diplomatique.
C’est ce décalage qui explique pourquoi certaines évolutions du prix de l’or semblent parfois difficiles à interpréter à court terme.
Et c’est aussi ce qui rend ces mouvements particulièrement importants à observer.
Ce que font aujourd’hui les BRICS n’est pas spectaculaire.
Mais c’est structurant.
L’histoire monétaire montre que les grands basculements ne commencent jamais par des annonces. Ils commencent par des choix discrets, répétés, cohérents.
L’or, une fois encore, se retrouve au cœur de l’Histoire.
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