La réunion de la BCE s’impose comme l’un des facteurs décisifs, cette semaine, pour cette évolution. Rappelons en effet que le conseil des gouverneurs de la banque centrale européenne avait tenu, jeudi, sa réunion traditionnelle de politique monétaire, soldée par une décision prévisible de ‘statu quo‘. L’institution a annoncé son intention de maintenir ses taux directeurs inchangés, et de prolonger ses rachats d’actifs de 80 milliards d’euros jusqu’à mars 2017, et au-delà si nécessaire. Mais c’était surtout le discours de Mario Draghi qui était guetté avec attention.
Le président de la BCE a donné peu indicateurs sur les intentions de son conseil des gouverneurs, mais les experts de Capital Economics ont tout de même souligné que, bien que « le président Draghi n’ait pas promis explicitement une action jeudi, (il) a signalé que les rachats d’actifs ne s’arrêteront pas de façon abrupte ». L’équipe d’analystes prévoit que « comme le tapering (ralentissement de ces rachats) n’a encore apparemment pas été discuté, (…) la BCE annoncera une extension de six mois de ses rachats d’actifs au rythme actuel en décembre ».
En attendant, les marchés européens ont accueilli cette ‘non-nouvelle’ avec un flegme absolu, affichant des performances quasi-figées, par rapport à la veille.
De son côté, l’or a également été très peu affecté par le discours Draghi, conservant ses gains accumulés lors des deux dernières séances. Le prix de l’once s’était hissé de plus de 10 dollars, entre la clôture de mardi et celle de jeudi. Et bien qu’il demeure encore relativement loin du pic annuel qu’il avait enregistré à la fin septembre (1 340 dollars), il flirte néanmoins déjà avec le seuil technique et psychologique des 1 270 dollars.
Pourtant, les analystes de matières premières chez Commerzbank estimaient jeudi que le métal jaune était sous une « pression vendeuse » imposée par les « investisseurs spéculatifs via des produits dérivés ». Mais les experts rappellent également que le marché de l’or bénéficie d’un soutien plus important ; la « demande bien “réelle” de métal fin de la part de la Chine et de l’Inde, qui demeure bien orientée ».
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