Un phénomène que Simone Wapler (directrice éditoriale d’Agora, publication spécialisée dans les analyses et conseils financiers) explique en soulignant que « malgré des marchés financiers proches de leurs plus hauts historiques, les gens sentent bien que quelque chose ne va pas, que les taux négatifs signalent quelque chose de très grave et que les élites pataugent ».
L’experte est soutenue dans son analyse par son homologue, Kenneth Rogoff, professeur d’université keynésien et auteur de l’ouvrage « Cette fois c’est différent – Huit siècles de folies financières » D’après Rogoff, les banques centrales des pays émergents devraient en effet acquérir de l’or,au lieu d’investir leurs excédents « dans la dette de leurs riches clients étrangers ».
Outre ces facteurs, les deux économistes s’accordent à estimer que la hausse actuelle de l’or s’appuie également sur les piliers solides des taux négatifs (et les risques qu’ils représentent pour les liquidités massives injectées dans les marchés), l’appétit inébranlable des banques centrales pour le métal jaune physique, la rareté des richesses aurifères sur terre, ou encore le plafonnement de la production minière.
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