Contrairement à l’opinion très catégorique exprimée par la plupart des medias allemands, celle des journalistes de Focus s’avère assez mitigée. Les experts en question commencent en effet par rappeler l’importance d’une telle délocalisation, dans le cas d’une crise monétaire majeure, soulignant que « si l’euro s’effondre, la République fédérale pourrait rester solvable en échangeant l’or en dollars et en livres sterling. Le plus simple, c’est quand l’or se trouve à New York et à Londres, car c’est là que se trouvent les centres du commerce de l’or. Et même si là-bas on fait du commerce avec l’or, les barres ne quittent pratiquement jamais les coffres ».
Quelle est donc l’alternative apparemment idéale offerte par la solution de la délocalisation ? « Les réserves font l’objet d’une réécriture —elles reçoivent donc pour ainsi dire une nouvelle étiquette avec le nom de leur propriétaire. La raison : ce serait bien trop dispendieux et risqué de charrier des lingots d’or physiques à travers les rues de New York ou de Londres. »
En dépit de cet aspect définitivement pragmatique et pratique, les citoyens allemands ne cessent de s’insurger contre cette situation qui prive, selon eux, le pays de ses trésors. Une indignation partagée par la majeure partie de la communauté politique et professionnelle.
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